Le plagiat psychique » ?

Camille Laurens, dans son article de la « Revue littéraire » (août 2007) invente une expression qui a au moins le mérite de l’originalité !

La presse s’empare du sujet qui dresse face à face deux romancières publiées chez le même éditeur POL, de la même génération, de la même vague du roman à la fois intimiste et « décalé ». Pourtant, les deux romans en cause, « Philippe » de Camille Laurens et « Tom est mort » de Marie Darrieussecq ont une approche assez différente de la mort de l’enfant : d’un côté, un cri de douleur et une tentative pour comprendre et reprendre le dessus d’une souffrance insupportable ; de l’autre, la plongée presque hallucinatoire dans des années de deuil et d’obsession de la perte.