Des espoirs pour un logiciel d’identification textuelle

En juillet dernier, nous vous avions présenté l’amorce d’un programme de recherche CNRS (PEPS) sur le style et sa modélisation, mené à l’université de Tours, dans la perspective de développer un logiciel d’identifiaction textuelle pour les questions de plagiat et d’attribution d’auteur. Ce projet n’a pas manqué de susciter la curiosité et l’intérêt, en dehors même de la communauté universitaire. Laurent Lemire dans son site Internet Agitateur-Idées m’a donné la possibilité, dans un entretien, de mieux expliquer les enjeux d’un tel défi. N’hésitez à prendre connaissance de l’exhaustivité de l’entretien et à aller visiter les autres pages d’actualité de ce site qui rafraîchit les neurones …

Rapport de police de Marie Darrieussecq

Aucun doute : vous n’avez pas pu passer à côté de l’information, puisque la presse en fait un large écho : Marie Darrieussecq vient de publier chez POL un essai sur le plagiat. Si les plagiats sont ressentis comme une terrible violence par les victimes, des accusations hâtives de plagiat peuvent aussi meurtrir. L’auteur de Tom est mort (POL, 2007) fait le point sur cette expérience douloureuse, d’autant que la notion de « plagiat psychique », expression originale de Camille Laurens, n’a guère de sens sur le plan juridique ou littéraire, si ce n’est qu’elle manifeste une authentique souffrance chez cette mère endeuillée, auteur de Philippe (POL, 1995). Mais le thème littéraire de la mort de l’enfant ne peut faire l’objet d’une appropriation personnelle, quand bien même l’expérience de ce drame s’ancre irrémédiablement au plus profond de soi.

A méditer et à discuter lors du débat que j’animerai avec Marie Darrieussecq à Rennes le 24 février 2010