Encore et encore…

On n’ose même plus commenter ! les étranges similitudes laissent perplexe sur l’idée que certains se font désormais d’une thèse ! Regardez donc de près cet exemple qui a le mérite de faire une analyse très précise de la part du plagié.

La brièveté de cette actualité s’explique, chers internautes, par des pressions que je subis concernant d’autres affaires que celle-ci…

Défendre la liberté d’expression des enseignants-chercheurs

Travaillant comme chercheur sur un sujet sensible comme le plagiat et l’originalité, je me rends compte à quel point une accusation pour diffamation peut être utilisée comme arme de censure et comme entrave à la recherche. Heureusement, la liberté d’expression des enseignants-chercheurs est inscrite dans leur statut. Emmanuel Lemieux, dans le Nouvel Economiste de cette semaine montre à travers plusieurs affaires que dans le domaine des libertés, le combat est toujours d’actualité.

Rappelons donc que si un enseignant-chercheur titulaire dans une université française est attaqué pour une de ses publications liées à son champ de recherche, un tribunal judiciaire ne devrait pas être compétent, mais un tribunal administratif, qui sera apte à juger de la diffamation en prenant en compte :

– l’article 3 de la loi du 26 janvier 1984 qui dispose que « le service public de l’enseignement supérieur est laïc et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique ; il tend à l’objectivité du savoir; il respecte la diversité des opinions. Il doit garantir à l’enseignement et à la recherche leurs possibilités de libre développement scientifique, créateur et critique »

– et l’article 57 de la même loi selon lequel « Les enseignants-chercheurs, les enseignants et Ies chercheurs jouissent d’une pleine indépendance et d’une entière liberté d’expression dans l’exercice de leurs fonctions d’enseignement et de leurs activités de recherche, sous les réserves que leur imposent, conformément aux traditions universitaires et aux dispositions de la présenté loi, les principes de tolérance et d’objectivité ».

Citons aussi le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 83 – 165 DC du 20 janvier 1984 concernant cette loi. Selon la décision du Conseil constitutionnel, le statut des enseignants-chercheurs « ne saurait limiter le droit à la libre communication des pensées et des opinions garanti par l’article Il de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen que dans la seule mesure des exigences du service public en cause » et que « par leur nature même, les fonctions d’enseignement et de recherche non seulement permettent mais demandent, dans l’intérêt même du service, que la libre expression et l’indépendance des personnels soient garanties par les dispositions qui leur sont applicables ».

Il y va de l’indépendance de la recherche et de la survie d’une critique encore possible .