« Plagiaire, prends garde, plagiaire, prends garde… »

Voici encore un témoignage fort d’un internaute, Philippe COUDRAUD, qui a obtenu gain de cause auprès des tribunaux pour la contrefaçon de sa thèse. Entendons sa propre parole :

« Par décision du Tribunal de Grande Instance de Paris (3ème chambre), en date du 9 mars 2010, Monsieur X, s’étant rendu coupable du délit de contrefaçon en soumettant en novembre 2007, avant soutenance, à un jury de l’Université de Liège, et ce afin d’obtenir le titre de docteur d’Université, sous l’intitulé « Le dénudement de la peinture : La recherche de la liberté dans l’œuvre de Marcel Duchamp », la reproduction servile de la thèse en histoire de l’art que j’avais moi-même soutenue avec succès à Paris X-Nanterre, le 17 novembre 2005, a été condamné à réparer le préjudice. Le Tribunal a par ailleurs ordonné la publication dans la presse d’une partie du dispositif du jugement. La décision est aujourd’hui définitive.

Ma thèse, non encore publiée, a pour intitulé « Les Ménines en vitesse. La critique du « temps social » dans l’œuvre de Marcel Duchamp » (Directeur de thèse M. le professeur Claude FRONTISI). »

Comme le précise très justement Philippe Coudraud dans l’information qu’il m’a adressée, cette affaire concerne le monde universitaire pour deux raisons essentielles :

« 1- Il n’est pas vain, en France, d’intenter un procès pour plagiat ; le fautif peut être sévèrement puni. L’affaire a été prise très au sérieux par les juges.
2 -A l’heure de l’Europe, comme on peut le constater dans cette affaire, la solidarité entre universitaires existe. L’Université de Liège a parfaitement réagi et a été tout à fait coopérative. »

Espérons que ce jugement ait valeur dissuasive pour les plagiaires potentiels !

Un amateur de plantes révolté

Puisque les internautes sont de plus en plus nombreux à consulter ce site, je leur dois de livrer quelques uns de leurs témoignages, résultats de découvertes quelquefois consternantes sur le net. Voici une trouvaille qui nous laisse perplexes :

« J’ai acheté dans les années 70 un ouvrage en deux volumes intitulé « le livre des bonnes herbes », de Pierre Lieutaghi, éditions Marabout, 1978. En faisant des recherches sur le net, je suis tombé sur ça:
http://www.poivrecayenne.com/plantes_medicinales/index.html
Les articles sont rigoureusement les mêmes, mot pour mot , que dans l’ouvrage de Lieutaghi. »

Nul doute que l’exemple de la Grande Consoude ne vous interpelle, vous les spécialistes de la plante médicinale. Voici un extrait de la page consacrée à cette merveille de la nature dans le site en cause « Poivre et Cayenne » :
« Sous les peupliers, au bord des rivières, dans les lieux marécageux, les fossés, les grosses touffes de la grande consoude disent toujours un sol gorgé d’eau, une réserve inépuisable de nourriture et de sève grasse. Vous reconnaîtrez facilement cette robuste plante vivace à ses feuilles épaisses et plus ou moins rêches, les inférieures ovales-lancéolées, pétiolées, atteignant 25 cm et plus, les moyennes sessiles, prolongées en aile sur la tige. Les fleurs roses, violacées ou d’un blanc jaunâtre, à corolle tubuleuse d’environ 15 mm, s’ouvrant en 5 lobes très courts, rebroussés, sont réunies en petites grappes roulées sur elles-mêmes avant la floraison et se déployant progressivement. La plante, qui atteint 1,20 m, possède une souche épaisse, ramifiée, non tubérisée. »
Et pages 168 et 169 du Marabout de 1978, même texte, du même auteur ? mais aucune signature n’apparaît. On voudrait bien comprendre…

Gare aux plagiaires sur Internet !

La lutte s’organise avec la création d’un site http://www.touche-pas-mon-contenu.org/ dont le but est d’établir une liste noire des sites plagiaires qui, par la même occasion, se verront discrédités et privés de leurs partenariats avec d’autres sites. Le service est gratuit et le processus rigoureusement décrit. Au final, il s’agirait de constituer une communauté de bons webmasters de plus en plus élargie, au point de rendre la vie impossible aux pilleurs. Laissons parler les concepteurs du projet :
« Le site s’est fixé pour mission de lutter de façon pragmatique contre le plagiat sur le web ! Vaste programme …. Pour ce faire, le site fournit aux webmasters et annuairistes différents outils et mène différentes actions visant à faire cesser les troubles constatés et avérés.
– Les webmasters peuvent signaler à TPMC tous plagiats dont ils seraient victimes.
– Le site inscrira, après instruction du dossier, les sites fautifs dans une blacklist.
– Les sites pourront utiliser cette blacklist pour refuser des partenariats avec les sites plagieurs … »
Les membres de cette communauté acceptent de faire figurer le logo du site détecteur sur leur propre site. En effet, la logique de la démarche TPMC est de dire aux webmasters : « C’est l’union de tous les webmasters qui donnera sa force à TPMC et donc les moyens de peser sur les plagieurs ». Et donc le logo TPMC doit être présent sur les sites. Sur le fond, il est en plus judicieux de montrer cette présence de façon maximale à titre dissuasif, adressant un message aux plagieurs potentiels.

 

En effet, la logique de la démarche TPMC est de dire aux webmasters : « C’est l’union de tous les webmasters qui donnera sa force à TPMC et donc les moyens de peser sur les plagieurs ». Et donc le logo TPMC doit être présent sur les sites. Sur le fond, il est en plus judicieux de montrer cette présence de façon maximale à titre dissuasif, adressant un message aux plagieurs potentiels.
L’avenir nous dira si la dynamique collective est assez forte pour imposer une déontologie sur Internet !