Plagiat et vide juridique

Fausse excuse, vaine parade, le vide juridique, trop souvent allégué, n’existe pas. Le plagiat peut tout à fait être sanctionné, que ce soit devant le tribunal judiciaire, devant le tribunal administratif ou par une commission disciplinaire d’une université. La France dispose de toutes les structures institutionnelles en cas de contrefaçon ou de plagiat. Alléguer le vide juridique, c’est trouver une mauvaise raison pour ne pas agir contre une pratique qui promeut le copieur au rang de créateur, du pilleur au rang du publiant ; c’est par là même fausser les critères d’évaluation des enseignants-chercheurs en gonflant artificiellement les CV et manquer à la déontologie de la recherche.

Un nouvel article de Jean-Noël Darde permet de montrer à quel point la question devient cruciale, tant l’aveuglement obstiné persiste au sein de certaines universités, et même dans certaines instances décisionnelles, selon cette étude très documentée. Telle est la conclusion à laquelle nous nous rallions :  » La mise sur pied d’une commission nationale dont la composition garantirait l’indépendance s’impose d’autant plus. » Ce serait une manière de donner une dimension nationale à ces commissions disciplinaires qui peuvent être sous utilisées en raison des possibles complaisances locales.

Qu’on n’hésite donc pas à apporter son témoignage et à réagir dans un commentaire qui viendra enrichir de nombreuses autres contributions déjà en ligne.

Petite enquête sur le plagiaire sans scrupules

FX53_couverture moyen formatSortie le 2 janvier 2013 aux éditions Léo Scheer Petite enquête sur le plagiaire sans scrupules :
Cet essai peut être lu comme un pamphlet mais aussi comme un véritable « Traité du plagiat considéré comme un des beaux-arts » où les apprentis plagiaires trouveront de quoi parfaire leur apprentissage.
Menée comme une enquête policière, l’instruction de ce dossier pourraêtre utile aussi bien aux écrivains curieux des règles déontologique, qu’aux lecteurs passionnés de vraie littérature et d’anecdotes croustillantes. Le portrait-robot du plagiaire révèle un personnage complexe, tantôt petit délinquant, tantôt créateur en puissance. Ses mobiles, ses modes opératoires et son système de défense sont examinés à l loupe, dressant le profil de ce criminel des temps nouveaux.
Cet ouvrage synthétique, riche d’exemples et d’analyses originales, cocasses et troublantes, est le résultat des recherches universitaires d’Hélène Maurel-Indart, professeur de littérature à l’Université de Tours, et s’inscrit dans une mission de diffusion de la connaissance.