Etienne Klein : le dernier des plagiaires

Ultime épisode du feuilleton de l’été mais aucun rebondissement : ce plagiaire-là, comme les précédents, n’aura guère pâti de son forfait avec une carrière toujours aussi tonitruante, malgré sa révocation en 2017, par le Président de la République, de la présidence de l’Institut des hautes études pour la science et la technologie ; à ce jour, Etienne Klein est inlassablement courtisé par France Culture, par les éditeurs et, comble du grotesque, par l’Académie des sciences « morales » et politiques.

Jérôme Dupuis raconte l’épopée Klein avec ses gloires farcesques, entre demi-aveux et sentiment d’impunité : lire son article dans le Monde des livres du vendredi 20 aout 2021 : « Etienne Klein, plagiaire « à l’insu de son plein gré » » :

En 2016, une enquête de L’Express révèle les nombreux emprunts auxquels se livre le médiatique physicien dans ses ouvrages et ses articles. Une affaire qui lui a « permis de se recentrer », assure au Monde celui qui reste aujourd’hui un « showman » apprécié.

Alain Minc, une de ses plus grosses c…

Pour l’épisode 5 du feuilleton de l’été sur « Le plagiat, une impunité française » dans le Monde des livres, Florent Georgesco tente de sonder la mémoire défaillante du plagiaire récidiviste Alain Minc : entre aveux et désinvolture, mépris pour ses victimes plagiées, celui-ci estime notre jurisprudence « idiote » en matière de droit d’auteur.

A lire : l’article de Florent Georgesco, « Alain Minc ne plagie pas, il fait circuler les idées » (Le Monde, 13 août 2021)

« Tout cela ne m’est pas indifférent. C’est une tache. Si j’établis une hiérarchie de toutes les conneries que j’ai faites dans tous les ordres, c’est la plus grosse. »

Alain Minc dans son entretien avec Florent Georgesco

Episode 4 : Calixthe BEYALA

Le cas est exemplaire : rien n’arrête la course aux honneurs de la plagiaire récidiviste. Ce nouvel épisode de la série « Le plagiat, une impunité française » est édifiant :

Peu d’auteurs ont incarné avec autant de morgue le peu d’effet sur un parcours d’un plagiat reconnu par la justice. Condamnée en mai 1996 pour avoir pillé le best-seller d’Howard Buten Quand j’avais cinq ans, je m’ai tué (Seuil, 1981), confondue de nouveau quelques mois plus tard – sans suites judiciaires cette fois – pour s’être un peu trop inspirée d’au moins cinq autres auteurs, Calixthe Beyala n’en a pas moins obtenu, dans la foulée de son procès, le Grand Prix du roman de l’Académie française pour Les Honneurs perdus (Albin Michel, 1996).

Le Monde, « Une autrice prolifique et primée, malgré sa condamnation pour « contrefaçon » : Calixthe Beyala, l’effrontée du plagiat », vendredi 6 août 2021

Lire l’article de Virginie François.