La Russie… aussi !

Bakhtine n’était qu’un précurseur en matière de plagiat universitaire et d’imposture intellectuelle… Jean-Paul Bronckart et Cristian Bota ont fait une longue mise au point sur cette question tabou dans leur ouvrage Bakhtine démasqué (Droz, 2011). L’exercice de détournement d’idées, de textes… et de thèses est toujours en vogue en Russie :

« Une expertise de la Bibliothèque nationale russe a confirmé le large recours au plagiat dans les thèses de doctorat de responsables russes, dont le très controversé délégué du Kremlin aux droits de l’enfant, a indiqué aujourd’hui un collectif d’opposition. » (lire l’article entier sur Figaro.fr).

Mais nous le savons pour l’avoir à plusieurs reprises annoncé dans nos « Actualités », la Russie n’a pas le monopole des thèses recyclées : on se souvient des plagiats de thèses en Allemagne (actualité du 22 février 2011), en Suisse à l’Université de Neuchâtel , en Hongrie en février 2012… mais n’allons pas chercher au-delà de nos frontières : tout récemment en France, à l’Université de Toulouse, un enseignant-chercheur a été condamné par le tribunal pour contrefaçon (article du 5 janvier 2014), mais aussi à Bordeaux en septembre 2013 – les deux affaires sont en appel. La liste pourrait s’allonger. Ne faisons pas notre Sganarelle…