le vol d’idée : jusqu’où ?

    Les idées sont de libre parcours et, aussi géniales soient-elles, elles ne peuvent pas faire l’objet d’une protection, selon le code de la propriété intellectuelle qui veille à préserver l’équilibre fragile entre, d’une part, la protection du travail du créateur /auteur et, d’autre part, la liberté de création à partir des travaux d’autrui, sans quoi le processus de créativité serait freiné. Incontestable.
Pourtant, le « vol d’idées » est quelquefois très dommageable. C’est l’idée (gare aux voleurs !) que défend Geneviève Koubi dans un article intitulé « Retour sur le plagiat. La source d’inspiration en question« . En particulier, elle envisage des cas très courants et lourds d’enjeu :

     » Le texte antécédent n’est pas nécessairement un texte visible (publié, communiqué, diffusé), il peut être un simple aperçu liminaire d’un travail envisagé, un projet déposé auprès d’une institution donnée comme les instances chargées d’analyser et évaluer les dossiers en réponse aux appels d’offre ou aux appels à projet. Dès lors, le programme préalable d’une étude, le projet intégré à un dossier de candidature, les essais donnés à lire, les brouillons et les épreuves préliminaires d’une étude, peuvent être objet de plagiat par ceux qui en ont eu connaissance. Ils peuvent être saisis par autrui et, dans ce cas, ils se trouvent être pillés plus que copiés, volant à celui qui a en toute confiance livré son idée et ses premiers résultats la primeur de sa recherche. « 

De fait, il est quelquefois plus difficile de trouver le concept, l’idée, que de la réaliser sous une forme concrète, seule condition de sa protection. La mention de l’auteur de l’idée s’impose donc, ne serait-ce que par honnêteté intellectuelle. Just a dream ?