Quand l’Internet plagie le papier

La communauté universitaire s’alarme surtout aujourd’hui des plagiats commis à partir d’Internet pour constituer des mémoires et des dossiers de séminaire, voire des thèses. Le procédé inquiète à juste titre puisqu’il fausse les réelles conditions d’élaboration des travaux universitaires ainsi que leur évaluation. Mais le procédé inverse existe aussi : des sites internet, supposés sérieux et émanant même quelquefois de la communauté universitaire, mettent en ligne, sans aucune autorisation de l’auteur ni signalement explicite, des textes imprimés chez des éditeurs traditionnels. Geneviève Koubi, ainsi que son coauteur G. Guglielmi, en a fait le triste constat pour son ouvrage Droit du service public, publié chez Montchrestien. Elle nous raconte dans son site Internet droit criTIC sa mésaventure et comment elle compte lutter contre ce procédé à la fois nuisible et facile. La reflexion qu’elle mène dans son article sur ce qu’elle nomme « l’inversion plagiaire » contribue à nous informer sur des pratiques dont nous risquons tous finalement d’être victimes. Les dénoncer, les faire connaître au grand public, c’est aussi une manière de dissuasion.