Un sujet de moins en moins tabou…

Un article de Caroline Venaille dans le Monde.fr intitulé « Plagiat : la copie pointée à l’université » confirme que la question du plagiat universitaire va peut-être cesser d’être un tabou et que désormais il deviendra moins risqué de mettre en lumière des exemples précis de travaux universitaires usurpés ou d’essais prétendument scientifiques. Dans ce domaine, les susceptibilités sont à vif et le procès pour diffamation n’est jamais loin…

Carole Venaille a réussi à réunir les témoignages de plusieurs universitaires, qui se sont courageusement aventurés sur ce terrain de bataille semé d’embûches. Que la presse s’empare du sujet est le signe que les mentalités évoluent. On ne peut qu’apprécier cette prise de conscience car un tel phénomène nuit à la crédibilité de nos diplômes universitaires et à l’efficacité même de nos institutions.

Au delà de la question du respect du droit d’auteur et de la propriété intellectuelle se pose aussi la question de la qualité de la recherche, impérativement liée à une déontologie qui doit privilégier la dynamique collective, l’hommage aux pairs et aux prédécesseurs plutôt que la logique individualiste.