le plagiat à l’université devient un vrai sujet de réflexion

Le 10 décembre prochain, se poursuivra le séminaire sur le « plagiat de la recherche » organisé à l’université Paris II par le professeur de droit public Gilles Guglielmi dans le cadre de son équipe de recherche le CERSA. Le thème de cette séance sera les droits du plagié :  » Cette séance envisage, à partir d’expériences vécues et traitées par plusieurs des intervenants, la situation juridique, institutionnelle, psychologique, du chercheur qui pense avoir été l’objet d’un plagiat ou qui a été ouvertement plagié. Elle procèdera, par rapport à l’examen précédent des procédures de réponse donnée par les institutions, à l’étude de la position et des réactions des éditeurs éventuels du plagié, de ses collègues, de l’information qu’il est susceptible de recevoir et d’émettre, de la nature et de l’effectivité des réparations de son point de vue. » D’autres séances sont prévues dès janvier 2011, pour terminer par un colloque en octobre 2011.

Le site internet Rue 89 s’est fait l’écho de ce travail collectif destiné à renforcer la déontologie universitaire. Dans son article, le journaliste Erwan Manac’h qualifie ceux qui oeuvrent pour davantage de transparence dans l’utilisation des ressources documentaires dans les mémoires et les thèses « d’amoureux de la recherche que la contrefaçon ébranle ». C’est une jolie manière de rappeler qu’un chercheur utile à la collectivité est un chercheur qui a non seulement une bonne connaissance des travaux de ses prédécesseurs et qui apporte, dans ses propres travaux de recherche, une plus value suffisante pour ne pas craindre de citer et de rendre hommage aux auteurs des ouvrages qui lui ont permis de marquer de nouvelles avancées et d’ouvrir, à son tour, de nouvelles pistes de recherche.