Le plagiat vu par France Culture et par la revue Texto !

Philippe Cabestan et Hélène Maurel-Indart

Pendant cette semaine de réflexion sur Heidegger, les « Nouveaux chemins de la connaissance » ont consacré leur journal du mardi 27 mai à la présentation de Du plagiat en Folio. Pour lancer la réflexion, Adèle van Reeth pose une première question sous forme de paradoxe et elle nous invite à jouer avec les notions d ‘originalité et de plagiat : « Quelle est la différence entre la source d’inspiration qui a été digérée et qui se diffuse tout au long d’une oeuvre mais sans produire rien de nouveau et celle que l’on copie colle sans scrupule mais qui donne lieu à une invention et à une création inédite et géniale ? Du plagiat de la pensée ou de la pensée du plagiat, aujourd’hui vous allez entendre ce que vous savez déjà et pourtant apprendre du nouveau. » Vous pouvez retrouver ce moment radiophonique en podcast à partir de la 50e minute de l’émission de Raphaël Enthoven.

Il faut aussi signaler que le colloque de décembre 2009 organisé à l’Université de Tours sur l’automatisation de l’analyse textuelle vient de faire l’objet d’une publication dans la revue électronique Texto ! Vous pouvez donc consulter directement sur le site internet de Texto ! les deux numéros consacrés à cette étude dont voici le résumé :

Le style est-il modélisable en vue de sa reconnaissance automatisée ? À partir d’une définition textuelle du style et d’une ébauche d’un référentiel stylistique, élaborée par l’étude d’un extrait de La Princesse de Clèves, littéraires, linguistes et informaticiens tentent de fournir des éléments de réponse à ce questionnement d’actualité. Les solutions d’automatisation proposées interrogent les ressources textométriques, éventuellement associées à d’autres ressources de traitement des données, tout en questionnant la pertinence des niveaux et des unités d’analyse de la textualité. La réflexion se situe essentiellement dans le champ de la linguistique de corpus et adopte une méthodologie contrastive qui vise à évaluer la distance stylistique dans l’intertextualité afin de formuler des jugements d’identité ou d’altérité stylistique. Le présent recueil contient des textes de Michel Bernard, Etienne Brunet, Frédéric Calas, Nathalie Garric, Pascal Marchand, Hélène Maurel-Indart, Bénédicte Pincemin, François Rastier et Max Reinert.