Des forces convergentes

La prise de conscience est de plus en plus vive dans l’opinion publique en matière de déontologie éditoriale, universitaire, mais aussi journalistique.

Pour preuve, deux dossiers cette semaine consacrés aux différentes formes de manifestation du plagiat dans notre société : le Télérama n° 3219 décide de dénoncer la langue de bois aussi bien dans son dossier qui fait la Une du n° imprimé que dans son article en ligne . Dans Le Monde du vendredi 22 septembre, Béatrice Gurrey insiste sur toutes les formes de complaisance dont bénéficient les plagiaires en France, contrairement à ce qui se passe actuellement en Allemagne. Plusieurs témoignages de juriste, d’écrivain et de chercheur insisitent sur cette déplorable particularité française.

Quant au site Fabula, il met en ligne un compte rendu sur Du plagiat (Folio Gallimard) : Charles Coustille a pris tout le temps nécessaire de la lecture du livre et de la rédaction, pour procéder à une analyse très pertinente et précise de mon travail. J’y retrouve tout l’objet et le soin de mon combat pour éclairer les zones d’ombre de la création littéraire… Je me sens comprise !

Dans le domaine du plagiat à l’université, signalons deux actions majeures :

Le grand colloque sur le plagiat dans la recherche universitaire aura lieu les 20 et 21 octobre prochains à l’Université Panthéon Assas 2. Inscrivez-vous dès maintenant pour y assister en vous reportant au site internet qui indique le programme précis.

Quant au site archéologie du copier-coller, il nous livre une nouvelle moisson de thèses plagiaires. Les analyses sont imparables et devraient jouer un rôle fortement dissuasif. Thèse annulée par une section disciplinaire de l’université de Lille, plagiaire condamné le 10 mai dernier par le TGI de Lille… de quoi convaincre les étudiants, journalistes et écrivains de reprendre leur plume et surtout de la tremper dans leur propre encrier !