Plagiat et vide juridique

Fausse excuse, vaine parade, le vide juridique, trop souvent allégué, n’existe pas. Le plagiat peut tout à fait être sanctionné, que ce soit devant le tribunal judiciaire, devant le tribunal administratif ou par une commission disciplinaire d’une université. La France dispose de toutes les structures institutionnelles en cas de contrefaçon ou de plagiat. Alléguer le vide juridique, c’est trouver une mauvaise raison pour ne pas agir contre une pratique qui promeut le copieur au rang de créateur, du pilleur au rang du publiant ; c’est par là même fausser les critères d’évaluation des enseignants-chercheurs en gonflant artificiellement les CV et manquer à la déontologie de la recherche.

Un nouvel article de Jean-Noël Darde permet de montrer à quel point la question devient cruciale, tant l’aveuglement obstiné persiste au sein de certaines universités, et même dans certaines instances décisionnelles, selon cette étude très documentée. Telle est la conclusion à laquelle nous nous rallions :  » La mise sur pied d’une commission nationale dont la composition garantirait l’indépendance s’impose d’autant plus. » Ce serait une manière de donner une dimension nationale à ces commissions disciplinaires qui peuvent être sous utilisées en raison des possibles complaisances locales.

Qu’on n’hésite donc pas à apporter son témoignage et à réagir dans un commentaire qui viendra enrichir de nombreuses autres contributions déjà en ligne.

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