DEFORGES, Régine, La Bicyclette bleue, Ramsey, 1981

< MITCHELL, Margaret, Autant en emporte le vent

 

Rappelons tout de suite qu’à l’issue d’un procès à rebondissements, le juge a débouté les héritiers de Margaret Mitchell : leur plainte pour contrefaçon à l’encontre de Régine Deforges n’a finalement pas été retenue. Pour le détail du procès et l’argumentation juridique, voir informations juridiques.

Nous proposons ici de mettre en parallèle et à titre d’exemple des passages qui ont fait l’objet de débats contradictoires au sein des tribunaux et qui n’ont finalement pas été considérés comme une contrefaçon.

DEFORGES, Régine, La Bicyclette bleue
MITCHELL, Margaret, Autant en emporte le vent
 » Si ta mère te voit dans cet état, elle va en être malade. Promets-moi d’être raisonnable.  » (…) Elle prit le mouchoir que lui tendait son père, se moucha bruyamment.
 » Maintenant nous allons rentrer dîner et tout ceci restera entre nous. Je ne vais pas ennuyer ta mère avec ces histoires… et toi non plus. Mouche-toi, ma fille.  » Scarlett se moucha avec son mouchoir déchiré.

Plus que des passages précis, il faut mettre en vis à vis les différents personnages de l’histoire et les deux trames parallèles dont la ressemblance échappe sans doute dans un premier temps aux lecteurs en raison de la transposition spatio-temporelle : le roman américain se situe pendant la guerre de Sécession, dans une riche plantation de coton du sud des Etats-Unis, tandis que le roman français se déroule pendant la seconde guerre mondiale, au sein d’une riche famille de viticulteurs bordelais.

Il convient aussi de comparer certaines scènes entières, celle de la bibliothèque, par exemple, où Scarlett-Léa déclare son amour à Ashley-Laurent, se voit rejetée par lui, puis humiliée par la présence indiscrète de Rhett-François, involontaire témoin de cette scène…

Mais tout cela, rappelons-le, ne relève pas de la contrefaçon.