BARREAU, Jacques, Oublier Jérusalem, Actes Sud, 1989

< GROSSMAN, David, Le Vent jaune, Seuil, 1988

Quelques mois après sa publication, le roman de Jacques Barreau a été discrètement retiré de la vente et mis au pilon par son éditeur. Il était un peu trop inspiré de l’enquête de l’écrivain David Grossman sur les territoires occupés.

A titre d’illustration :

BARREAU, Jacques, Oublier Jérusalem
GROSSMAN, David, Le Vent jaune
Sur le mur du grand couloir, un bas-relief de cuivre montre un lion en train de terrasser une gazelle. Sous cet emblème iranien étaient assis, côte à côte, sur deux chaises, deux jeunes gens bardés d’insignes du Fath : un garçon et une fille. Ils chuchotaient. Les cheveux de la fille frôlaient le visage du garçon. Haïm se demandait quelle était l’influence de la vie militante sur la liberté des mœurs. Sur le mur du grand couloir, un bas-relief de cuivre géant montre un lion en train de terrasser cruellement une gazelle. Sous cet emblème palestinien bien connu sont assis, côte à côte, sur deux chaises, deux jeunes gens : un garçon et une fille. Ils chuchotent ; les cheveux de la fille frôlent le visage de son voisin. Je note : demander quelle est l’incidence de la politique sur la vie universitaire, et aussi à propos de la liberté des mœurs.