Etienne Klein : le dernier des plagiaires

Ultime épisode du feuilleton de l’été mais aucun rebondissement : ce plagiaire-là, comme les précédents, n’aura guère pâti de son forfait avec une carrière toujours aussi tonitruante, malgré sa révocation en 2017, par le Président de la République, de la présidence de l’Institut des hautes études pour la science et la technologie ; à ce jour, Etienne Klein est inlassablement courtisé par France Culture, par les éditeurs et, comble du grotesque, par l’Académie des sciences « morales » et politiques.

Jérôme Dupuis raconte l’épopée Klein avec ses gloires farcesques, entre demi-aveux et sentiment d’impunité : lire son article dans le Monde des livres du vendredi 20 aout 2021 : « Etienne Klein, plagiaire « à l’insu de son plein gré » » :

En 2016, une enquête de L’Express révèle les nombreux emprunts auxquels se livre le médiatique physicien dans ses ouvrages et ses articles. Une affaire qui lui a « permis de se recentrer », assure au Monde celui qui reste aujourd’hui un « showman » apprécié.

Le plagiat, une impunité française

Cet été, Le Monde des livres propose six épisodes sur le plagiat littéraire : le 16 juillet inaugure la série avec une mise en contexte de cette pratique tantôt ludique, tantôt fautive voire délictuelle :

D’Ésope à La Fontaine, en passant par Horace, le geai paré des plumes du paon subissait l’opprobre et s’en trouvait « bafoué, berné, sifflé, moqué, joué », comme dit le fabuliste. Aujourd’hui, cette morale ne vaut plus : les plagiaires démasqués, déplumés, se parent glorieusement des « dépouilles d’autrui » et les rois nus se portent bien.

Que s’est-il passé pour qu’un tel changement de perspective soit devenu possible ?

Lire l’article complet : Hélène MAUREL, « Honneur aux plagiaires », Le Monde, vendredi 16 juillet 2021, p. 25-26.