Le colloque de l’université Paris 8 : le fin mot

MEDIAPART donne la parole à Jean-Noël Darde quelques jours avant la tenue du colloque sur le plagiat, organisé par , le 20 mai prochain. Maître de conférences dans cette même université, il explique par le menu comment un comité d’éthique créé à l’origine pour lutter contre le plagiat universitaire est devenu un alibi douteux.

Naïfs, s’abstenir…




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5 réflexions au sujet de « Le colloque de l’université Paris 8 : le fin mot »

  1. Il y a plus à rire que matière à pleurer. Un titre universitaire usurpé suivant le stratagème grossier « copie/coller ». Le ridicule ne fait pas de l’ombre sur le ruban des boutonnières arborées par des prétendus docteurs confondus, par leurs agissements, à des falsificateurs présumés… Aussi, Il est vital d’initier des leviers de contrôle efficaces dans les universités afin de promouvoir l’échange et la communication autour de la recherche et l’approfondissement de la connaissance.

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    • Merci de votre analyse. Pleurent tout de même les titulaires d’un doctorat fait selon les règles de l’art, qui exige du temps et de la compétence, lorsqu’ils voient des docteurs plagiaires occuper des postes sur lesquels ils ont candidaté en vain. Et c’est alors l’université, le progrès de la recherche et la qualité du suivi des futurs doctorants qui sont minés de l’intérieur. Et pour longtemps.

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  2. J’ai rédigé en 2010 au sein d’un laboratoire universitaire un mémoire de recherche afin de valider mon master. j’ai donc rédigé des théories que j’ai moi même élaboré en travaillant dur. Et là, je viens de m’apercevoir en lisant des articles, qu’un des professeurs du laboratoire ou je me trouvais, à réutilisé mes théories en les agençant et modifiant un peu la trajectoire finale pour publier des articles présentés en conférence au sein d’universités étrangères. Je suis dégouté car ce n’est sûrement pas ce professeur qui n’avait aucune connaissance et petite idée dans le domaine sur lequel je travaillais qui aurait pu concevoir une telle piste de réflexion. Maintenant c’est cette personne qui s’octroie tout le mérite devant des professeur et MCF qui croient que c’est lui qui a réfléchi et élaborer cette piste de réflexion. C’est honteux et je ne peux rien faire.

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    • Une affaire assez similaire a conduit à la condamnation d’un enseignant-chercheur suite à une plainte d’un étudiant de master. Voyez mon actualité du 5 janvier 2014 « Les juges montrent l’exemple » : https://leplagiat.net/?s=master&submit=Recherche
      Evidemment, ce type de démarche est toujours risqué.

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  3. Malheureusement je ne peux pas me permettre une telle procédure avec prise d’un avocat. Je pense que c’est sûrement tout le coté judiciaire long et fastidieux qui décourage les personnes d’essayer de faire valoir leur droit pour ce genre d’affaire. De plus, le verdict final ne peux jamais être sûr donc comme vous le dites, cette démarche est toujours risqué.

    Mais ce qui me fait le plus mal c’est que ce laboratoire suite à mon master n’a pas voulu me prendre en doctorat alors qu’il aurait largement pu le faire car je leur avait bien dit que je pouvais effectuer cette thèse sans financement. J’aurai pu rédiger une thèse solide et porteuse, mais ils préfèrent ressortir des mémoires de master afin d’avoir des publications. Et dire que ce genre de personnes sont à de tels postes alors qu’il n’ont ni la réflexion ni le talent d’exercer.

    Si encore il s’agirait d’un professeur qui travaillerait depuis des années dans le domaine sur lequel j’ai travailler et disposerait de compétences solides avec un talent exploratoire, cela passerait encore. Je me dirai que cette personne va pouvoir faire avancer les choses de manière sérieuse. Mais là, il s’agit d’un tout jeune MCF qui n’a jamais touché à ce champ de recherche. Et du jour au lendemain sans obtenir les notions élémentaires nécessaires, produit un tel travail alors qu’il ignorait sûrement tout une semaine avant de rédiger son papier. C’est là que c’est ignoble. C’est comme si je venais de découvrir la poésie et que je faisais passer « l’horloge » de Baudelaire pour mon travail. Bien entendu mes mails restent sans réponses.

    C’est triste à dire mais il n’y a plus qu’a laisser couler.

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