Les nouvelles frontières de l’intégrité : appel à communications

Le 2ème Colloque International de Recherche et Action sur l’Intégrité Académique, « Les nouvelles frontières de l’intégrité », aura lieu à l’UNIVERSITÉ DE COIMBRA (PORTUGAL) du jeudi 16 au samedi 18 JUIN 2022.

Les dates à retenir

  • 1er novembre 2021 : Date de début des soumissions des résumés (3 000 caractères maximum)
  • 15 janvier 2022 : Date de clôture des soumissions des résumés
  • 28 février 2022 : Notification des décisions aux auteurs
  • 15 mai 2022 : Date de remise du texte (20 000 caractères maximum) pour publication dans les Actes du colloque
  • 30 novembre 2022 : Date de remise des textes des meilleurs articles sélectionnés (45 000 caractères maximum) pour publication dans l’ouvrage à paraître en 2023

À travers sept thèmes qui, pour le Comité scientifique, définissent les nouvelles frontières de l’intégrité, nous comptons renforcer la culture de l’intégrité par la recherche scientifique et promouvoir la recherche par le biais de la pensée créative et réflexive.

Nous souhaitons mettre en évidence les recherches émergentes sur l’intégrité et établir un dialogue étendu, pluriel et interdisciplinaire. Ainsi, nous serons en mesure d’élargir les champs de la recherche sur l’intégrité par une collaboration active et un travail en réseau dans le cadre des actions de notre association académique. Nous essayons de repérer les nouvelles approches créatives pour prévenir et combattre la fraude académique et réfléchissons aux défis à l’intégrité posés par la science ouverte et par l’intelligence artificielle.

Les thèmes traités

Animés par l’esprit de la recherche et de l’action, qui façonne la mission de l’IRAFPA, nous vous proposons 7 thèmes qui marquent les nouvelles frontières de l’intégrité.

Les résumés pour les communications

Jusqu’au 15 janvier 2022, soumettre un résumé (en français ou anglais) de 3 000 caractères (maximum) incluant le titre de la communication et l’enjeu qui consiste à poser l’intrigue et à préciser l’étonnement ou la tension qui vous conduit à vous interroger.

Le résumé devra montrer que cette question est réellement importante pour la communauté académique. Il importe aussi de préciser à qui est destinée la communication pour adapter le type d’argumentation, le degré de précision et la nature des résultats apportés. Il convient de se rappeler que les présentations doivent conduire à un débat avec les participants. L’auditeur devra apprendre quelque chose qu’il pourra se réapproprier ou utiliser ultérieurement. Il importe donc de déterminer ce que sera la valeur ajoutée de l’exposé à la connaissance sur l’intégrité, la fraude ou le plagiat académiques.

Adressez vos intentions de communication en précisant le thème que vous privilégiez à :

Michelle Bergadaà : michelle.bergadaa@unige.ch

Paulo Peixoto : pp@uc.pt

Les débats lors du Colloque

Chaque exposé sera de 20 minutes, suivi de 10 minutes de discussion. Notre objectif est de laisser la plus large part possible au débat afin que la connaissance progresse durant notre temps de rencontre. Deux ateliers-débats seront aussi organisés :

  • Le premier « Cela m’est arrivé un jour » sera animé par Marian Popescu
  • Le deuxième « Le mouvement des sciences de l’intégrité » sera animé par Evelyne Decullier

Consignes pour la publication

Il sera demandé aux présentateurs de transmettre, suite à la conférence, un texte de 20 000 caractères maximum pour publication dans les Actes du colloque, aux Presses de l’Université de Coimbra.

Le meilleur article de chaque thème sera également publié dans un ouvrage à paraître en 2023, à l’instar des publications parues dans l’ouvrage L’urgence de l’intégrité académique, Coll. Questions de société, EMS, 2021.

Vous pouvez retrouver ces informations sur le site de l’Institut de Recherche et d’Action sur la Fraude et le Plagiat Académiques et voir la vidéo du colloque IRAFPA 2019.

Etienne Klein : le dernier des plagiaires

Ultime épisode du feuilleton de l’été mais aucun rebondissement : ce plagiaire-là, comme les précédents, n’aura guère pâti de son forfait avec une carrière toujours aussi tonitruante, malgré sa révocation en 2017, par le Président de la République, de la présidence de l’Institut des hautes études pour la science et la technologie ; à ce jour, Etienne Klein est inlassablement courtisé par France Culture, par les éditeurs et, comble du grotesque, par l’Académie des sciences « morales » et politiques.

Jérôme Dupuis raconte l’épopée Klein avec ses gloires farcesques, entre demi-aveux et sentiment d’impunité : lire son article dans le Monde des livres du vendredi 20 aout 2021 : « Etienne Klein, plagiaire « à l’insu de son plein gré » » :

En 2016, une enquête de L’Express révèle les nombreux emprunts auxquels se livre le médiatique physicien dans ses ouvrages et ses articles. Une affaire qui lui a « permis de se recentrer », assure au Monde celui qui reste aujourd’hui un « showman » apprécié.

Alain Minc, une de ses plus grosses c…

Pour l’épisode 5 du feuilleton de l’été sur « Le plagiat, une impunité française » dans le Monde des livres, Florent Georgesco tente de sonder la mémoire défaillante du plagiaire récidiviste Alain Minc : entre aveux et désinvolture, mépris pour ses victimes plagiées, celui-ci estime notre jurisprudence « idiote » en matière de droit d’auteur.

A lire : l’article de Florent Georgesco, « Alain Minc ne plagie pas, il fait circuler les idées » (Le Monde, 13 août 2021)

« Tout cela ne m’est pas indifférent. C’est une tache. Si j’établis une hiérarchie de toutes les conneries que j’ai faites dans tous les ordres, c’est la plus grosse. »

Alain Minc dans son entretien avec Florent Georgesco

Episode 4 : Calixthe BEYALA

Le cas est exemplaire : rien n’arrête la course aux honneurs de la plagiaire récidiviste. Ce nouvel épisode de la série « Le plagiat, une impunité française » est édifiant :

Peu d’auteurs ont incarné avec autant de morgue le peu d’effet sur un parcours d’un plagiat reconnu par la justice. Condamnée en mai 1996 pour avoir pillé le best-seller d’Howard Buten Quand j’avais cinq ans, je m’ai tué (Seuil, 1981), confondue de nouveau quelques mois plus tard – sans suites judiciaires cette fois – pour s’être un peu trop inspirée d’au moins cinq autres auteurs, Calixthe Beyala n’en a pas moins obtenu, dans la foulée de son procès, le Grand Prix du roman de l’Académie française pour Les Honneurs perdus (Albin Michel, 1996).

Le Monde, « Une autrice prolifique et primée, malgré sa condamnation pour « contrefaçon » : Calixthe Beyala, l’effrontée du plagiat », vendredi 6 août 2021

Lire l’article de Virginie François.

Plagiat, la saga de l’été

Episode 3 : Autant en emporte le vent contre La Bicyclette bleue

Le feuilleton de l’été se poursuite dans les pages « Livres » du journal Le Monde, avec cette fois-ci un zoom sur Léa, la double bordelaise de la Scarlett de Louisiane : comment Régine Deforges a pu gagner son procès contre les ayants droit de Margaret Mitchell, alors même que les deux romans français et américain ne semblent que deux versions d’une même histoire ? Changement de contexte, opposent les juges, approche plus aventurière, avancent-ils étonnamment. Tel est le verdict.

A lire dans le Monde du vendredi 30 juillet 2021.

J’en profite pour remercier les illustrateurs ALE+ALE, pseudo d’Alessandro Lecis et d’Alessandra Panzeri, qui accompagnent avec un humour haut en couleurs ces histoires pas si drôles de plagiat…