Alain Minc, une de ses plus grosses c…

Pour l’épisode 5 du feuilleton de l’été sur « Le plagiat, une impunité française » dans le Monde des livres, Florent Georgesco tente de sonder la mémoire défaillante du plagiaire récidiviste Alain Minc : entre aveux et désinvolture, mépris pour ses victimes plagiées, celui-ci estime notre jurisprudence « idiote » en matière de droit d’auteur.

A lire : l’article de Florent Georgesco, « Alain Minc ne plagie pas, il fait circuler les idées » (Le Monde, 13 août 2021)

« Tout cela ne m’est pas indifférent. C’est une tache. Si j’établis une hiérarchie de toutes les conneries que j’ai faites dans tous les ordres, c’est la plus grosse. »

Alain Minc dans son entretien avec Florent Georgesco

Episode 4 : Calixthe BEYALA

Le cas est exemplaire : rien n’arrête la course aux honneurs de la plagiaire récidiviste. Ce nouvel épisode de la série « Le plagiat, une impunité française » est édifiant :

Peu d’auteurs ont incarné avec autant de morgue le peu d’effet sur un parcours d’un plagiat reconnu par la justice. Condamnée en mai 1996 pour avoir pillé le best-seller d’Howard Buten Quand j’avais cinq ans, je m’ai tué (Seuil, 1981), confondue de nouveau quelques mois plus tard – sans suites judiciaires cette fois – pour s’être un peu trop inspirée d’au moins cinq autres auteurs, Calixthe Beyala n’en a pas moins obtenu, dans la foulée de son procès, le Grand Prix du roman de l’Académie française pour Les Honneurs perdus (Albin Michel, 1996).

Le Monde, « Une autrice prolifique et primée, malgré sa condamnation pour « contrefaçon » : Calixthe Beyala, l’effrontée du plagiat », vendredi 6 août 2021

Lire l’article de Virginie François.

Plagiat, la saga de l’été

Episode 3 : Autant en emporte le vent contre La Bicyclette bleue

Le feuilleton de l’été se poursuite dans les pages « Livres » du journal Le Monde, avec cette fois-ci un zoom sur Léa, la double bordelaise de la Scarlett de Louisiane : comment Régine Deforges a pu gagner son procès contre les ayants droit de Margaret Mitchell, alors même que les deux romans français et américain ne semblent que deux versions d’une même histoire ? Changement de contexte, opposent les juges, approche plus aventurière, avancent-ils étonnamment. Tel est le verdict.

A lire dans le Monde du vendredi 30 juillet 2021.

J’en profite pour remercier les illustrateurs ALE+ALE, pseudo d’Alessandro Lecis et d’Alessandra Panzeri, qui accompagnent avec un humour haut en couleurs ces histoires pas si drôles de plagiat…

TROYAT, Henri, plagiaire

« Le plagiat, une impunité française » (2/6). Le célèbre académicien est condamné en appel pour contrefaçon en 2003. A défaut d’autres conséquences, l’affaire jette le trouble sur l’œuvre de cet auteur prolifique, quatre ans avant sa mort. »

Nicolas WEILL, Le Monde des livres, 23 juillet 2021

Epoustouflante locomotive éditoriale, Henri Troyat aura chuté en fin de course, selon sa vision prémonitoire dans le très beau roman qu’il consacra en 1942 à un écrivain plagiaire intitulé Le Mort saisit le vif.

Dans le feuilleton que Le Monde des livres consacre cet été aux plagiaires, Nicolas Weill raconte cette semaine l’itinéraire d’un polygraphe effréné, qui commence sa carrière en 1938 par un Goncourt, L’Araigne : c’est l’histoire d’un homme… dont le seul recours final contre l’horreur d’une existence torturée est le mensonge au service de la manipulation… Fiction ou réalité ?

A lire, l’article de Nicolas Weill: « Henri Troyat, la hantise du faux-semblant »

Des livres…

L’université française et la tentation du plagiat

Cinquante minutes pour comprendre pourquoi l’Université française est confrontée aux pratiques du plagiat, au détriment de la recherche et de la connaissance. Dans son émission LSD, La série documentaire, Perrine Kervran donne la parole à des universitaires et à une avocate de droit d’auteur. Il en ressort des vérités éclairantes sur certaines pratiques frauduleuses de chercheurs.

Certaines de ces vérités méritent d’être rappelées ici même :

*qu’il est illusoire de s’en remettre aux logiciels de détection de similitudes – dits « anti-plagiat » – pour lutter contre la fraude,

*que le classement de Shanghai a favorisé la multiplication des copiés-collés frauduleux,

*que la LPPR (loi de programmation pluriannuelle de la recherche) va accentuer la dégradation de la recherche par la précarisation et la mise en concurrence de chercheurs acculés à des résultats à court terme. Cette loi fait le nid des futurs plagiaires (voir Le Journal des sciences du 10-11-2020).