C’est en Touraine

Un dimanche, en Touraine, le plagiat est au cœur de l’actualité avec la page « Grand témoin » de la Nouvelle République, présentée par Caroline Devos. Je me devais de rappeler dans cet entretien le combat de Balzac pour le droit d’auteur :

balzac« Balzac lui-même se plaignait beaucoup de ce que ses œuvres faisaient l’objet de contrefaçons à bas prix. Il avait d’ailleurs écrit un code de la propriété littéraire qu’il avait distribué aux députés dans le but de lutter contre ce fléau.« 

 

un entretien hors polémique

L’entretien avec Alain Nicolas, journaliste à l’Humanité, avait eu lieu en février, dans une période de calme relatif, sans la pression qu’occasionne toujours un nouveau scandale de plagiat. Le voici donc publié dans l’édition des 19, 20 et 21 avril dans la double page centrale. On peut aussi le retrouver sur Humanité.fr, et le faire suivre…

En chronique et en tribune

Hier soir à 18H45 dans sa chronique Les Idées du monde, Nicolas Truong présentait, avec un coup d’avance, la tribune « Plagiat : les nouveaux faussaires » que je signe dans le journal Le Monde d’aujourd’hui, daté de mardi 16 avril, page 19 « Décryptages Débats ».
A écouter
Et à lire
Le but est de donner une synthèse qui rappelle la gravité du sujet sans oublier qu’un peu d’humour est aussi un autre moyen de faire réfléchir : merci à Georges Brassens, légèrement parodié pour la chute.

Invitée sur France inter

Pour écouter ou ré écouter mon entretien d’hier vendredi 12 avril, dans le journal de 13 heures sur France Inter avec la journaliste Claire Servajean, sur l’affaire du Grand Rabbin de France, et une vue plus générale sur les scandales répétés de plagiats, suivez le lien, sachant que l’entretien commence à la 21e minute et se termine à la 28e :
http://www.franceinter.fr/emission-le-journal-de-13h-podcast-23

Dans Le Monde daté du Mardi 16 avril, qui sortira lundi soir, vous pourrez lire mon article « Les nouveaux faussaires », à la rubrique « Grand débat ». Gravité et humour, quand même.

Lire aussi la dernière page du Figaro d’hier, consacrée à Jean-Noël Darde : « Il fallait démonter la fable du rabbin Bernheim ».

Ces échos dans la presse confirment que le plagiat est enfin considéré comme ce qu’il est réellement : un sujet de fond touchant non seulement au droit d’auteur mais à l’ensemble du système de légitimation des milieux intellectuels et politiques.

Portrait robot de plagiaire

Dans Petite enquête sur le plagiaire sans scrupule, publié en janvier aux Editions Léo Scheer, je fais le portrait robot de plusieurs types de plagiaires. Le Grand Rabbin trouve parfaitement sa place dans cette galerie de portraits. Alors, plagiaire frustré, narcissique, hédoniste, psychotique, autistique  (p. 13 à 19) ?Couverture-enquete

Et dans la catégorie  de la « citation déguisée » (p. 83-84), aucun doute : le grand rabbin pratique la citation posthume. Celle-ci « consiste à attribuer une citation à un auteur mort plutôt qu’au vrai plagié, vivant, afin de ne pas l’alerter sur un recopiage abusif en exhibant son nom ». Certes, dans le cas présent, Jean-Marie Domenach est aussi mort que le rabbi Lelov prétendument cité, mais depuis 1997 seulement, trop récemment pour ne pas laisser des traces fraîches dans les mémoires de ses lecteurs. Il y a une hiérarchie parmi les morts et les plus anciens sont les plus susceptibles d’être convoqués dans les citations posthumes.

A titre de curiosité, ma typologie de la citation déguisée comprend aussi la citation « composite », la citation « cachée », et encore « coulée », et enfin « écran ». Se reporter à l’ouvrage pour le détail du descriptif.

Finalement, rien de nouveau sous le soleil… Les techniques sont bien rodées.